Dessin de C'drik : http://cdrik.hautetfort.com/
Une autre idée fut avancée : celle de noyer les déchets radioactifs dans les profondeurs abyssales des océans. Pourtant, on s’est vite aperçu de l’impossibilité d’une telle solution. D’abord parce que les « colis » contenant des déchets radioactifs risquaient, tôt ou tard, d’être rongés par la corrosion avec les dangers que l’on imagine pour la flore et la faune marine. Ensuite, parce que l’on risquait de perdre rapidement la mémoire des lieux de l’immersion.
Plutôt que de s’engager sur une voie qui pouvait s’avérer catastrophique pour l’humanité toute entière, les pouvoirs publics ont donc préféré se donner le temps de la réflexion. Ainsi, la loi Bataille du 30 décembre 1991 définit trois axes de recherches à mener avant 2006 : la séparation-transmutation des radioéléments pour leur ôter tout ou partie de leur nocivité, le stockage réversible ou non en couches géologiques profondes et, enfin, l’entreposage en surface de longue durée.
Quinze ans plus tard où en est-on ?
Deux options semblent écartées : celle de la séparation-transmutation des radioéléments (notamment depuis l’abandon de Super Phénix) et l’entreposage en surface de longue durée qui ne donne satisfaction à personne : ni aux scientifiques, ni aux écologistes.
Reste donc le stockage géologique, réversible ou pas. Plusieurs sites d’installation de laboratoires destinés à étudier la faisabilité d’un tel stockage ont été envisagés. Notamment dans le Gard et dans la Vienne. Mais pour des raisons plus politiques que techniques, seul celui de Bure a donné lieu a la construction d’un laboratoire souterrain. |