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Didier François, responsable du Comité d'Entreprise, adresse à l'administrateur judiciaire parisien un courrier dans lequel il indique que : "nous sommes confiants quant à l'avenir d'ICF car l'entreprise détient un savoir-faire, un outil de production, du personnel motivé et compétent."
Il ajoute que, présents lors de l'examen de la situation par le tribunal de Commerce de Paris le 5 décembre 2002, ils ont expliqué au juge que "la société ICF subissait la vampirisation du groupe DIAMETRE (des frais de groupe exorbitants pour 216.000 euros). De plus, le groupe nous doit 830.000 euros pour différents travaux que nous avons effectués, cette dette ayant entraîné de grosses difficultés financières pour notre entreprise. Nous demandons une tutelle totale par l'administrateur (...) Le problème d'ICF, c'est DIAMETRE."
Pourtant, la situation évoluera peu pendant l'année de mise sous surveillance. Pourquoi les filiales n'ont-elles jamais récupéré les montants exorbitants qui leurs étaient dus ? Y a-t-il un moyen légal de couper les ponts entre la filiale et la maison mère en de telles circonstances ? Où sont passés les 2,3 millions d'euros qui se sont évaporés?
La conséquence du pourrissement de cette situation est connue. Aujourd'hui, l'entreprise lorraine ferme définitivement ses portes. 52 salariés sont jetés à la rue.
Les salariés demandent que la justice leur explique pourquoi, alors que les clients continuent de les appeler pour les soutenir, alors que la qualité de leur travail a toujours été reconnue, ICF n'a pas pu être sauvée. Il y a des respondables. Quel gâchis! |
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