Il est inscrit au Pari radical (associé à l'UMP) depuis quelques jours seulement. Mais il est ministre de l'Emploi et de la Cohésion sociale et à ce titre numéro 4 du gouvernement Villepin. Voilà pourquoi sans doute Jean-Louis Borloo a été propulsé à l'unanimité des 800 délégués co-président du plus vieux parti de France avec André Rossinot, samedi, lors du 106ème congrès.
A 17 mois seulement d'une échéance électorale majeure, l'arrivée soudaine d'un ministre aux manettes d'une formation qui fut aussi celle de Clémenceau, de Faure ou de Daladier n'a rien de fortuit. Même si Borloo s'en défend : "Nous ne jouons pas un sprint politique . Rossinot ajoute : "Ce n'est pas encore l'heure du choix des personnes".
N'empêche. Le petit Parti radical aura forcément son mot à dire dans quelques mois, lorsqu'il s'agira de partir à la conquête de l'opinion. D'autant que les événements le placent au cœur de l'actualité : la laïcité, la République, l'école sont des valeurs qui ont fondé le Parti radical, il y a un siècle.
Du coup, le parti valoisien retrouve une nouvelle jeunesse. Et ils sont nombreux à être attirés par cette petite formation qui incarne si bien les valeurs universelles de la République. Renaud Dutreil, ministre des PME, du Commerce et de l'Artisanat a rejoint le Parti radical en juin dernier, tout comme Philippe Douste-Blazy, notre diplomate en chef.
D'autres encore, ministres ou anciens ministres, parlementaires ou simples quidams indisposés par l'attitude brutale d'un Nicolas Sarkozy lorgnent aussi vers la place de Valois.
D'où qu'ils viennent, le Parti radical est prêt à accueillir bras ouverts tous les transfuges de l'UMP. |