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Thierry Jean, conseiller régional, a aussi en charge l'UDF-Moselle. Un rôle compliqué quand une députée européenne UDF, mais aussi conseillère générale est la présidente de l'UDF Lorraine tout en occupant le terrain politique dans la perspective des prochaine municipales à Metz. |
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Thierry Jean fait aujourd'hui face à l'adversité. Viré de la direction de l'Esidec par la nouvelle direction de la Chambre de Commerce de Moselle, il est, du fait du positionnement de son parti, dans une opposition larvée tout autant avec la droite qu'avec la gauche. Localement, en tant que conseiller régional il s'occupe de dossiers régionaux. Mais doit laisser passer le train de Nathalie Griesbeck qui a la responsabilité régionale à l'UDF. Pas simple. Des chiffres et des lettres
Pourtant il travaille et besogne le terrain dans la droite ligne politique de son parti. Ainsi, Thierry Jean constate (1) que l'emploi lorrain se dégrade malgré le travail frontalier, (2) que Metz regarde au nord et Nancy au sud laissant l'espace intermédiaire en déshérence, (3) que l'A32 n'avance pas, (4) que l'aéroport ne décolle pas et (5) que la logistique patine dans notre région par ailleurs douée pour cela.
Il est donc pour lui urgent de (A) booster le développement économique, (B) stimuler l'enseignement supérieur et la formation professionnelle, (C) s'attacher à prendre enfin en compte l'environnement et l'aménagement du territoire, (D) développer le secteur des loisirs et du tourisme et, enfin, (E) mailler une cohésion sociale mise à mal dans notre région. C'est donc ici un programme complet fondé sur une suite de constats et articulé sur des propositions. Jusque là, rien à dire. On adhère ou pas, mais c'est simple. Là où tout se complique c'est lorsque cette expression s'entache du jeu politique. Lorsqu'on interroge T. Jean, il répond, courtois, qu'il fait partie de l'équipe de Nathalie Griesbeck. Point.
Lorsque l'on creuse un peu et interroge d'autres membres de l'UDF de Lorraine, le message est plus nuancé. Pour certains, Nathalie Griesbeck à un problème organisationnel. Elle semble s'intéresser aujourd'hui plus à l'Europe qu'à la Lorraine ou à son canton. C'est une réponse qui nous est faite à plusieurs reprises. Elle croiserait donc son temps entre les différentes capitales européennes ? Pourtant, une revue récente pointait Nathalie Griesbeck comme étant l'un des députés européens les moins assidus aux séances. On la classerait même juste au dessus de l'avant dernier du classement. Un comble.
D'autres évoquent le fait qu'elle jouerait solo. Son absence de la conférence de presse de Thierry Jean et l'absence de ce dernier à la sienne s'expliquerait ainsi. D'ailleurs elle se dit contre la fermeture de la maison de la Lorraine quand Thierry Jean est pour. Cela commence à faire désordre. Nul doute que le temps et l'expérience aplaniront. Mais le temps presse. |
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